Accueil

Financial Europe (Email)
L'agence financière européenne
Recherche sur fee-euro.com:

   

Tous nos articles
Actualités d'Europe
Entreprises
Euro
Finances
Technologies
Bourse
Energie


Services
LG IT Index
Convertisseur de devises

FE(E)
A propos de FE(E)
Conditions d'utilisation
FE(E) et votre vie privée
Contactez nous

Annonceurs
Publicité


La candidature de la Turquie et le "Pacte de stabilité du Caucase du Sud et de la Grande Mer Noire"

La candidature de la Turquie et le « Pacte de stabilité du Caucase du Sud et de la Grande Mer Noire »

Irnerio Seminatore, Professeur des Universités et Président de l’Institut Européen des Relations Internationales (IERI)*, à Bruxelles, analyse les critères de Copenhague, de la légitimité politique et de la sécurité régionale, évoqués en septembre 2005 au Parlement européen.


Irnerio Seminatore
à Bruxelles

Prémisses et Constats


Parmi les critères d’adhésion fixés par le Conseil Européen de Copenhague en 1993 et valables pour tous les Etats figure la « capacité de l’Union Européenne à assimiler de nouveaux membres tout en maintenant l’élan de l’intégration ».

Cette diction est limpide et de portée générale. Le terme d’« assimilation » est défini par le « Robert » comme la « transformation qui va du différent au semblable ». Cette transformation découle, en ses principes, d’une approche universaliste caractéristique de la culture européenne et de la doctrine de l’égalité des hommes. L’assimilation touche à l’essentiel de la personnalité historique des peuples, à ses valeurs politiques et culturelles et au partage de la souveraineté, de la même vision du monde et du même destin.

Dans son abstraction et comme choix d’une assimilation intégrale, cette approche considère qu’il n’y a guère de différences entre les individus et les peuples qui ne puissent être effacées par l’instruction, la modernisation et le développement et autrefois, à l’époque des empires coloniaux, par la « mission civilisatrice de la culture européenne ». Or dans les critères de Copenhague, la capacité d’assimilation de l’Union est assortie d’une condition essentielle, « maintenir l’élan de l’intégration ».

La préoccupation de « maintenir  l’élan » de l’intégration renvoie au dynamisme de l’idéal initial et rappelle que le but ultime du projet européen est l’union politique de l’Europe. Pareil idéal doit être soutenu par un élan intellectuel et moral, autrement dit par une prise de conscience que le projet stratégique d’aujourd’hui puise ses raisons d’être dans la recherche d’une mondialisation équitable, d’une gouvernabilité éclairée et partagée de la planète et surtout de la préservation d’une altérité et diversité culturelles, civilisationnelles, religieuses et historiques, plus profondes et plus prometteuses d’avenir que celles dictées par l’ « acquis communautaire ». Cette même préoccupation comporte également le refus d’une société multiculturelle sans limites. Ainsi l’élan volontariste exigé recèle les contours et le noyau d’un nouveau paysage européen.

La candidature de la Turquie et la rupture des équilibres institutionnels

Les conséquences politiques de l’admission de sociétés et de pays-charnière entre les continents comme la Turquie, dont l’hétérogénéité d’intérêts et de culture, ainsi que la position géographique demeurent incompatibles avec le but politique et les capacités d’assimilation de l’UE, sont susceptibles d’affecter la politique étrangère, de sécurité et de défense commune. Ces conséquences ralentiront voire briseront l’élan de l’intégration, soit en termes de rejet des opinions (les deux « non » français et hollandais), soit en termes de potentiel de déstabilisation (le deuxième conflit irakien).

En effet, la Turquie est le plus grand pourvoyeur de conflits, réels et virtuels, de tous les pays de l’UE pris dans leur ensemble.

Son adhésion est susceptible de provoquer une série de ruptures dans les équilibres institutionnels, démographiques, budgétaires et géopolitiques de l’UE, car celle-ci entrerait de plein fouet dans tous les conflits extra-européens, du Proche et du Moyen Orient, du Caucase et du Golfe persique.

.../...                 


(le mercredi 21 septembre 2005.)
Version complète de cet article.


La consultation et l'usage de ce document sont soumis à nos conditions générales de consultation et d'abonnement. Ce document provient du site de l'agence financière européenne.
Adresse du document:
http://www.fee-euro.com/cgi-bin/cgiwrap/reddawn/view.html?id=505

L'agence financière européenne / Financial Europe (Email)
176 Rue Joseph II    B-1000 Bruxelles    Belgique
Tèl / Fax: +32 2 230 92 74    www.fee-euro.com


Mon compte abonné
Inscrivez vous !

 Modifier mon code secret
 Mes coordonnées
 Mon historique
 Détruire mon compte

 Conditions générales
 FE(E) Scoop
 Nos tarifs

 Contactez nous